Jeudi
14 janvier 2010


Soirée cinéma
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Eyes wide shut


L'histoire

Alice et Bill Harford forment un couple modèle, ils ont une petite fille de sept ans et vivent dans un milieu aisé. Un soir, Alice avoue à son mari qu'un été auparavant, lors de vacances passées en famille, elle a fantasmé toute une nuit sur un bel officier de marine, et cela à la suite d'un simple regard, mais rien de plus. Alice cherche à provoquer la jalousie de Bill de par cet aveu, en ajoutant qu'elle aurait été prête à tout si l'occasion d'aller plus loin s'était présentée avec cet officier. Bill faisant jusque là une entière confiance à sa femme, commence peu à peu à être obsédé par cette révélation.

Il rend alors visite à un ami pianiste dans une boite de nuit, ce dernier lui parle d'orgies raffinées, le docteur Hardford est entraîné dans une soirée masquée.




Sortie: 15 septembre 1999
Durée: 159 mn
Genre: Comédie
Réalisé par: Stanley Kubrick
En vedette: Tom Cruise ..............Docteur William 'Bill' Harford
Nicole Kidman .........Alice Harford
Madison Eginton .....Helena Harford
Jackie Sawiris .........Roz
Sydney Pollack .......Victor Ziegler
Marie Richardson ...Marion
Leslie Lowe .............Illona
Peter Benson ..........Bandleader
Vinessa Shaw .........Domino
Rade Serbedzija .....Mr. Milich
Leelee Sobieski ......la fille de Milich
Sky Dumont ............Sandor Szavost
Todd Field ...............Nick Nightingale


Critiques

Figaroscope - Françoise Maupin
Pour son dernier film, le démiurge nous donne une oeuvre parfaite sur le thème qui l'a toujours taraudé : de quoi sommes-nous faits ?

Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
Tout est mise en scène. Celle de Kubrick combine superbement style classique et pointes de baroque, qui, par les contrastes qu'elles suscitent, permettent à l'humanisme, fondement de la pensée du cinéaste, de s'exprimer et de s'épanouir.

Les Cahiers du Cinéma - Nicolas Saada
(...) ce qui distingue ce film de tous les autres de son auteur, c'est que son constat est doux et mélancolique. Pour la première fois, la gravité de Kubrick nous touche intimement.

Les Inrockuptibles - Serge Kaganski
(...) Eyes Wide Shut, l'oeuvre kubrickienne la plus humaine et d'apparence la plus simple, se révèle être un film plus obsédé par l'angoisse que par le sexe.

L'Evénement - Michel Ciment
Comme tous les films majeurs du cinéaste, Eyes Wide Shut est une fable en guise d'avertissement. Un mince vernis de civilisation recouvre toujours chez Kubrick des pulsions qui n'ont pas changé depuis la nuit des temps.

Cinopsis - Eric Van Cutsem
(...) ce n'est certes pas le plus grand film de Kubrick, mais comme d'habitude, c'est en le revoyant que vous en prendrez toute l'ampleur.

Le Monde - Samuel Blumenfeld
(...) le cinéaste ne cherche plus à se mettre dans la posture du psychiatre ou du médecin venu au chevet de la civilisation (...). Pour la première fois, il renonce à imaginer une solution au problème dont il s'est emparé.

Le Nouveau Cinéma - Olivier Bonnard
Tombant enfin le masque du cynisme, Kubrick laisse entrevoir sa détresse à l'idée de partir sans avoir su apporter de réponses aux questions métaphysiques qui sous-tendent toute son oeuvre.

Le Parisien - Alain Grasset
Stanley Kubrick utilise le voyeurisme pour nous entraîner dans l'histoire. Cela marche plutôt bien, même si l'intimité du couple est très peu montrée et beaucoup suggérée par des dialogues explicites.

Les Cahiers du Cinéma - Serge Toubiana
C'est (...) le film le plus humain, à la fois le plus léger et le plus grave, le plus amusant et le plus inquiétant de Kubrick, celui où il ne pratique aucune surenchère vis-à-vis d'un genre particulier (...)

Positif - Jean-Pierre Coursodon
Grandes lignes et petits détails de la nouvelle sont scrupuleusement repris, transposés avec une ingéniosité qui n'évite pas toujours l'arbitraire ou l'invraisemblance, mais ces "défauts" sont récupérés avec bonheur (...)

Télérama - Jean-Claude Loiseau
On sait déjà que l'ultime film de Stanley Kubrick, paradoxal, intemporel, comme certains rêves, va laisser une trace durable. Laissons-le mûrir&

Les Echos - Annie Coppermann
Le film dure 2h30. Il est signé Kubrick. Il faut le voir. Mais on est triste de ne pas l'aimer davantage.

Planète Cinéma - Fabien Suarez
Même si l'on peut (...) considéré que, comme tous les films de Kubrick, Eyes Wide Shut s'appréciera avec le temps (...), il n'en reste pas moins que la première vision nous déstabilise, comme si l'âme du film avait disparu à la mort du maître...

Première - Gilles Verdiani
Même si la partition est faible, même si les interprètes sont maladroits, le maestro mène le bal d'une baguette impeccable.

Libération - Philippe Garnier
Pour tous ses brillants oripeaux et ses trois longues heures, Eyes Wide Shut est finalement l'Suvre d'un Mabuse voulant réintégrer la vie. Le courant ne passe plus, et on ne peut trouver de touchant que le désir qu'il en a eu.

Starfix - Cyril Delavenne
Eyes Wide Shut se voit les yeux grands ouverts d'incrédulité et de déception (...). Ceux qui attendaient sereinement le film, rien que le film, et non l'Atlantide enfin révélée, risquent bien de se figer dans un profond scepticisme.


Bal masqué (vidéo)
Extraits