Consommez de graisses...
(par Annette Van Der Kaaij)

Oui, mais pas n'importe lesquelles et pourquoi ?

L'une des trois composantes majeures importantes dans notre alimentation sont les graisses, également appelées lipides ou acides gras essentiels (essentiels veut dire qu'on doit les ingérer car non fabriqués par le corps lui-même).

Ces derniers sont une importante réserve d'énergie et jouent un rôle important dans certaines fonctions du métabolisme. Ainsi, par exemple, les graisses sont un transporteur des vitamines A, D, E et K qui sont liposolubles (c'est à dire qu'elles ont besoin de gras pour se mélanger) et permettent de ce fait de les véhiculer dans l'organisme. Sans matières grasses, mauvaise assimilation de ces vitamines par exemple.

Tout notre organisme est un assemblage de cellules, dont la membrane est composée de phospho-lipides (donc graisses). Cette membrane sert de protection au contenu de la cellule.
La qualité de cette membrane dépend de la qualité de l'apport en graisses.

Il s'agit de consommer des graisses de bonne qualité, utiles à l'organisme afin d'éviter les maladies cardio-vasculaires, le surpoids, certaines formes de diabète et de cancers.

Les huiles végétales étaient vues dans les traditions antiques comme symbole de fécondité, de lumière, de pureté . De nos jours, les graisses sont traquées, éliminées et bien des personnes souffrent de carences par manque d'apport. La mode du " light " comporte certains risques, alors qu'il suffirait de consommer de bonnes graisses avec modération pour non seulement vivre " light ", mais également " fit ".

Il existe plusieurs types de graisses et il s'agit d'apprendre à les reconnaître afin d'équilibrer leur apport et éviter de consommer des graisses inutiles.

L'acide gras est un assemblage d'atomes de carbone et d'hydrogène. Sans rentrer dans les détails de la chimie il s'agit de comprendre que cet assemblage fonctionne un peu comme un train. La locomotive ne peut transporter qu'un certain nombre de wagons et chaque wagon a la possibilité de s'attacher à un ou 2 wagons supplémentaires. Chaque partie du train ne peut transporter qu'un certain nombre de passagers. Tout comme pour les trains il existe des " modèles " d'acides gras différents : Les insaturés et les saturés.
Les insaturés sont nommés ainsi car ils ne sont pas saturés. Celà veut dire qu'il reste de la place pour transporter autre chose que de l'hydrogène, entre autres les vitamines vues plus haut ou encore des radicaux libres dont l'organisme n'a pas besoin. Dans cette catégorie d'insaturés, nous trouvons les mono-insaturés qui ont une place de libre (ce sont les huiles telles que l'huile d'olives) et les poly-insaturés qui ont plusieurs places de libre. Dans ces poly-insaturés nous connaissons les oméga 3 et les oméga 6.
Les oméga 3 ont 3 places de libre (huile chanvre par exemple) et les oméga 6 ont 6 places de libre (huile de pépins de courge par exemple). Biensûr ceci est schématisé pour éviter de rentrer dans la chimie et permettre à tout le monde de comprendre le fonctionnement.
Les saturés sont comme leur nom l'indique " au complet ", ils ne sont donc d'aucune utilité dans l'alimentation et il s'agit de les éviter au maximum afin d'éviter un encrassage de l'organisme (ce sont toutes les graisses animales sauf de poisson, graisses du lait (fromages), fritures et huiles raffinées).

Les acides gras doivent couvrir 15 % de l'alimentation et sur ces 15 % il faudrait manger : 50 % de mono-insaturés, 25 % de poly-insaturés et 25 % de saturés (que l'on ne va pas chercher à consommer car nous les trouvons d'office dans notre alimentation moderne).

Nous voyons donc qu'il ne suffit pas de manger de l'huile d'olives et d'éviter les viandes grasses, mais qu'à chaque repas il s'agit d'ajouter également des poly-insaturés. Pour votre information sachez qu'une hyper carence en omega 3 peut contribuer à une mauvaise cicatrisation ou à des saignements de nez et qu'une hyper carence en omega 6 peut contribuer à des règles douloureuses et de la rétention d'eau.

Quelles huiles acheter ? PRENEZ L'HABITUDE DE LIRE LES ETIQUETTES.
Sur toutes les étiquettes de produits que vous achetez, sont indiqués ce que comporte le produit ainsi que sa teneur en lipides (graisses), glucides (sucres) et protides (protéines). Pour les lipides, une bouteille d'huile par exemple, l'étiquette indique quel type d'acide gras le compose (mono, poly insaturé ou saturé). Comme chaque huile possède des propriétés nutritionnelles particulières et que chacune à une saveur typique, il est important que vous deveniez indépendant (e) quand au choix de l'achat. Une huile de noix n'a pas le même goût qu'une huile de colza par exemple.

Comme tout aliment, certains critères de qualités doivent être respectés.

Huile vierge de : huile n'ayant subi aucun raffinage . Première pression à froid. Très bonnes huiles à privilégier.
Huile pure de : huile extraite à froid ayant subi une désacidification au Moyen d'une base (ex : soude caustique) A éviter
Huile de : huile raffinée. A éviter
Huile minérale : huile morte. Les plus connues sont le ricin et la paraffine.
Elle se dépose sur la paroi intestinale et constitue une paroi infranchissable au nutriments = elle bloque la membrane cellulaire. A éviter
Huile raffinée 2 fois : lave plus blanc que blanc = une aberration. A éviter